Laïcité: Ces UMP qui enterrent le débat

Publié le par L'UNION DES CITOYENS PATRIOTES

Nombreux sont ceux qui s’élèvent à l’UMP pour critiquer le débat sur la laïcité voulu par Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. De ceux qui n’assisteront pas à la convention du 5 avril à ceux qui critiquent ouvertement l’initiative, tour d’horizon de ces voix discordantes.

François Fillon, Premier ministre: En annonçant mercredi soir qu’il n’assisterait pas à la convention sur la laïcité organisé par l’UMP le 5 avril, François Fillon prend une nouvelle fois ses distances avec un débat qu’il avait d’abord considéré avec méfiance. "Si ce débat devait être centré sur l'islam", s'il "devait apparaître comme un débat qui, d'une manière ou d'une autre, conduit à stigmatiser les musulmans je m'y opposerais, je le dis très clairement je m'y opposerais", avait-il déclaré fin février. Avant de faire machine arrière pour défendre un débat "nécessaire" sur la laïcité.

Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités: Sur I>Télé jeudi, elle a affirmé qu’elle non plus n’assisterait pas au débat. Un "choix personnel", précise Roselyne Bachelot: "On a plus ou moins d'appétence pour tel ou tel débat", justifie-t-elle. La ministre a rappelé qu’elle et le Premier ministre "n'étaient absolument pas d'accord pour que le débat tourne autour de l'islam". "Jean-François Copé l'a bien compris, il a recentré le débat sur le thème de la laïcité", a-t-elle toutefois ajouté.

Xavier Bertrand, ministre de la Santé: Ce rival de Jean-François Copé, dont il fut le prédécesseur à la tête de l’UMP, n’est pas tendre avec l’initiative: "Le débat sur la laïcité? Le 5 avril, c’est fini!", déclare-t-il selon le Nouvel Observateur. "Les débats tous azimuts saturent les militants plus que l’espace politique", pointe-t-il.

François Baroin, porte-parole du gouvernement: Après le second tour des cantonales, il avait estimé: "Il faut certainement mettre un terme à tous ces débats." Jeudi, François Baroin a martelé qu’il ne reviendrait pas sur ces propos. "Il n'en a jamais été question. Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit, et je sais ce que j'ai dit", a-t-il déclaré. Pour faire bonne mesure, il s’est dit opposé à une nouvelle loi sur la laïcité. "On ne touche pas à la loi de 1905", a-t-il lancé.

Laurent Wauquiez, ministre des Affaires européennes: Le 10 mars, il rejetait dans Libération tout débat sur la laïcité. "Il n'y a pas de débat à avoir sur l'islam, il est évident que l'islam est conciliable avec la République. Il n'y a pas de place, non plus, pour un débat sur la laïcité, car la laïcité n'est pas en débat, c'est le socle du contrat républicain", avait-il lancé. Il avait récidivé dans une tribune publiée par Le Monde, mardi: "Les débats sans fin avec une surenchère de déclarations et un sentiment de confusion à l'arrivée ne peuvent convenir à une majorité", écrivait-il au côté d’élus UMP.

Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale: Manifestement pressé d’en finir avec les polémiques, il a déclaré mercredi, à propos de la laïcité: "Ce n'est pas forcément le premier sujet qui préoccupe nos compatriotes." "Ce débat va se tenir le 5 avril. Il faudra effectivement passer à autre chose après, même s'il est important de rappeler que la République est une République laïque", avait-il ajouté.

Gérard Larcher, président du Sénat: Interrogé sur Europe 1 jeudi, il a souligné que l’absence déclarée de François Fillon était "un acte politique". Gérard Larcher en a profité pour rappeler son opposition à un débat centré sur l’islam. "Un débat qui stigmatise, c'est le contraire du principe de laïcité (...). Voilà pourquoi un débat sur telle ou telle religion n'est pas la bonne approche", a-t-il dit.

Christian Estrosi, maire de Nice: L’ancien ministre de l’Industrie s’était montré virulent, lundi sur France Inter. "Ce qui préoccupe les Français ce n'est pas un débat sur la laïcité ou sur l'islam tous les matins", avait-il lancé. Il est revenu à la charge mercredi dans Nice Matin.

Dominique Paillé, président de l’Office français de l’immigration et de l’intégration: Cet ex-porte-parole de l’UMP, débarqué par Jean-François Copé, ne se rendra pas au débat. "Pour ma part, j'ai décidé également de ne pas être présent, il est urgent que nous tournions la page à l'UMP de ce type de situation. Plus tôt nous aurons fini avec ce type de discussions qui sont très éloignées des préoccupations de nos concitoyens, mieux ce sera", a-t-il déclaré sur LCI jeudi.

Fabienne Keller, sénatrice: Ancienne maire de Strasbourg, elle s’est déclarée mercredi pour l’abandon du débat sur la laïcité. "Les Français souhaitent des débats qui aboutissent à des solutions", écrit-elle dans un communiqué. "Or le débat sur la laïcité se déroule dans un climat qui n’est plus propice à l’émergence de nouvelles propositions fédératrices", ajoute-t-elle. "J’ai donc appelé (mercredi) matin à ce que nous changions de méthode."

Publié dans "Infos" Actualités...

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