Analyse du paysage politico-intellectuel en France en 2011.
J'ai essayé de composer dans un tableau à deux dimensions (axe droite/gauche et axe démos/aristos) un aperçu de l'actuel paysage politico-intellectuel en France.
Politique c'est à dire intégrant uniquement des intellectuels ou des "journalistes engagés" prenant part très activement au débat politique français et l'influençant plus ou moins fortement.
Le "panorama" ci-dessus en est l'illustration en positionnant chaque "intellectuel" en précisant le positionnement idéologique dominant (par exemple le "conservatisme" ou le "social-libéralisme") et, par le biais des sphères en indiquant les points de contacts voire de recoupements entre les différents courants représentés.
J'ai volontairement choisis de mettre le même nombre de courants à gauche qu'à droite avec une sorte de tête de pont au travers d'un nom.Cela fait en tout 14 courants politico-intellectuel qui couvre plutôt correctement le spectre général, en sachant qu'il est possible dans un second temps de positionner les principaux leaders politiques français ou les principaux partis dans telle ou telle sphère (par exemple DSK dans le social-libéralisme, le PS classique quelque part entre la social-démocratie et le protectionnisme, Mélanchon dans la Gauche protectionniste, Marine Le Pen dans le renouveau réactionnaire, Bayrou dans le libéralisme sceptique, etc..)
Certains courants sont potentiellement transgressifs par rapport à l'axe droite/gauche : par exemple le social-libéralisme qui va du centre gauche au centre-droit et inversement le libéralisme optimiste qui peut être partagé par une part du centre-gauche. Ou bien encore le droit-de-l'Hommisme universalite de BHL qui est parfaitement compatible avec le centre droit.
Plus le courant de pensée est placé en haut du "panorama" plus il est caractérisé par une certaine forme d'élitisme (aristos) et ne s'appuie pratiquement sur aucun substrat populaire (démos) et encore moins populiste. A l'inverse plus le courant est placé en bas, plus il s'appuie sur de forts substrats idéologiques populaire (par exemple le traditionalisme de Denis Tillinac) ou prend en considération la dialectique marxiste de classes, Comme Badiou (prolétaires/bourgeois).
Ce panorama aurait été inimaginable il y a 10 ans. D'abord, certains courants étaient soit inexistants (le courant de la "décroissance") soit extrêmement confidentiels (le néo-commiunisme de Badiou, ou le renouveau réactionnaire de Zemmour, ou bien encore le courant néo-conservateur qui n'existait qu'aux Etats-Unis)
En résumé voici sur quoi repose chaque courant, en partant de la gauche et du bas: