DIMANCHE 19 DECEMBRE 2010
SOMMAIRE DES ARTICLES DE L'UCP
DIMANCHE 19 DECEMBRE
- Sud : Pédopornographie : des suspects venus du Sud
Avignon (84) : Sa mère part faire la fête et le laisse seul, à 4 ans
- Marseille (13) : Des voleurs de cartes bancaires arrêtés après avoir causé 500000€ de préjudice
- Marseille (13) : Le Tour de France du vol par ruse de quatre Marseillais
- Corse : Les principaux membres du gang de Célony sous les verrous
QU'EN PENSEZ VOUS??
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Parmi les douze prévenus, âgés de 24 à 61 ans, qui ont comparu jeudi devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) dans le cadre d'une affaire d'échange de photos et de vidéos pédopornographiques, figurait un Marseillais de 39 ans, qui avait l'habitude de consulter dans divers cybercafés de la ville. Il a en partie reconnu les faits qui lui étaient reprochés.
Un menuisier de 53 ans, originaire de Valence (Drôme), déjà condamné pour attouchements sur mineurs, possédait 3000 photos. Il a consenti à la barre que c'était "une drogue", rapporte La Voix du Nord. Un Varois de 47 ans pourrait bénéficier de la relaxe requise par le procureur.
Les autres prévenus demeurent dans les Vosges, en région parisienne et en Normandie. Jugement le 20 janvier.
Un retraité de 63 ans de Mallemort (Bouches-du-Rhône), est mort hier matin dans un terrible choc frontal entre son Renault Express et la Fiat Punto d'un conducteur de 20 ans, sur la D996 à hauteur du pont de Mirabeau (Vaucluse). Le sexagénaire a été tué sur le coup tandis que le jeune homme, légèrement blessé et choqué, a été transporté à l'hôpital de Pertuis. Ce dernier a semble-t-il perdu le contrôle de son véhicule, et rapidement avoué qu'il avait bu. Une chose est sûre, il n'avait pas son permis de conduire. Il était toujours en garde à vue hier soir.
Plus d'informations, aujourd'hui, dans La Provence.
Dans la nuit de vendredi à samedi, dans le centre-ville d'Avignon, un enfant de 4 ans laissé seul dans un appartement a suffisamment pleuré et hurlé pour attirer l'attention des voisins, qui ont averti la police. Délaissé par sa tante -chez qui lui et sa maman sont hébergés depuis peu- qui était partie faire la fête, et par sa propre mère qui, pensant qu'il dormait à poings fermés, était aussi allée boire quelques verres, le petit garçon a fini par réussir à ouvrir la porte.
C'est en rentrant, ivre morte, vers 2h30 que sa mère, une jeune femme de 31 ans fraîchement débarquée de la Réunion, a découvert le petit mot des policiers d'Avignon. Elle ne s'est rendue, encore passablement éméchée, au commissariat qu'hier matin vers 9h, puisqu'elle s'était endormie dans la cage d'escalier de l'immeuble. Le parquet d'Avignon a autorisé hier après-midi qu'elle puisse récupérer son enfant au foyer dans lequel il avait été placé quelques heures. Mais une enquête de la brigade des moeurs d'Avignon a été déclenchée.
Quatre Marseillais viennent d'être renvoyés par un juge de Béziers devant le tribunal correctionnel pour avoir, pendant un an, de septembre 2008 à septembre 2009, pillé la France profonde, ses cartes bancaires et leurs légitimes propriétaires. Grégory Marlotti, 28 ans, Isam Bouchouareb, 29 ans, Julien Collégia, 30 ans, et Claude Nannini, 50 ans auront causé plus de 500000 € de préjudice... aussitôt réinvesti.
Ils vont être jugés pour un butin de 500 000€ réinvesti dans les paris sportifs
Ces escrocs-là n'étaient jamais violents. Ils étaient même étonnamment polis, pour mieux endormir leurs victimes et pouvoir ensuite multiplier les retraits.
illustration cyril sollier
À l'inverse de la plupart, ils travaillaient le week-end. Presque exclusivement du vendredi au dimanche. Adieu les compagnes, bonjour les distributeurs de billets. C'est donc à proximité des banques qu'ils exerçaient leur vil art, celui qui consiste, depuis que quelques-uns de leurs aïeux marseillais ont inventé puis exporté le "collet" du même nom, à piller "en douce" le client. Quatre Marseillais viennent d'être renvoyés par un juge de Béziers devant le tribunal correctionnel pour avoir, pendant un an, de septembre 2008 à septembre 2009, pillé la France profonde, ses cartes bancaires et leurs légitimes propriétaires.
La fine équipe devait être jugée vendredi. Elle le sera finalement le 11 février. Grégory Marlotti, 28 ans, Isam Bouchouareb, 29 ans, Julien Collégia, 30 ans, et Claude Nannini, 50 ans, quittaient Marseille au volant de voitures de location. Ils préféraient les zones rurales et les distributeurs du Crédit agricole qui allaient avec. Allez savoir pourquoi ? Sans doute parce qu'ils pensaient que loin de Marseille, ils seraient plus tranquilles et que leurs victimes seraient moins réactives.
Chacun avait donc un rôle à tenir. Marlotti maîtrisait le talent qui consiste à dérober la carte et à lire le code confidentiel de ses victimes par-dessus leur épaule. Sa grande taille l'y aidait fortement. Collégia et Bouchouareb avaient pour mission de "faire la dinde", sorte de diversion rassurante selon leurs mots, et ils y parvenaient plutôt bien, conseillant tantôt à l'un de refaire son code, invitant l'autre à récupérer sa carte dès le lundi à l'ouverture de la banque. Quant à Nannini, il s'occupait de la logistique : location des voitures, chauffeur de ces messieurs et as incontesté du pari sportif, "Cote et Match" en tête. D'ailleurs, notre quatuor d'escrocs ne se montrait jamais violent. Toujours le mot qu'il faut. Pour rassurer. Ou plutôt endormir, l'important étant de ne pas éveiller le soupçon.
Le dos tourné, la valse des achats et des retraits commençait. De Béziers à Pézenas, de Belfort à Pontarlier, ils ont ainsi découvert la France des distributeurs, comme d'autres font les châteaux de la Loire ou les campings trois étoiles. S'il n'y avait eu les gendarmes de Pézenas pour faire le lien entre les plaintes, nos quatre hommes poursuivraient impunément leur Tour de France du vol par ruse.
Au total, la triste équipe aura causé plus de 500 000€ de préjudice aussitôt réinvesti. Chez eux, à Marseille et aux alentours immédiats, aux Pennes-Mirabeau, à Marignane ou Port-de-Bouc, les enquêteurs ont trouvé des cavernes d'Ali Baba du recel: argent liquide, chaussures de luxe, montres de prix... Ils ont aussi minimisé les faits. Après avoir répondu 53 fois "Je n'ai rien à déclarer", l'un d'eux a reconnu une douzaine de faits. Leurs avocats, Mes Gontard, Fradet, Bar et Séguier-Bonnet, auront quand même fort à faire avant de leur permettre de passer d'autres week-ends ruraux du côté du Crédit Agricole.
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"Accros" aux jeux
Lors de leurs auditions devant les gendarmes, les quatre mis en cause ont raconté que l'essentiel de leur butin était chaque fois réinvesti dans le jeu "Cote et match" de la Française des Jeux, qui consiste à parier sur les rencontres de football. Nantis de nombreux tickets gagnants, ils les présentaient ensuite dans divers points de vente afin de récupérer les gains de manière discrète. Les deux auteurs principaux présumés, Collégia et Marlotti, ont au total estimé leurs gains entre 15 000 et 30 000 euros. Si l'on considère qu'ils n'ont évidemment pas grossi le trait, on peut aussi concevoir qu'ils menaient grand train de vie, comme les perquisitions l'ont révélé.
Les "chefs de guerre" marseillais ont été écroués dans la nuit.
Les quatre hommes retrouvés dans la villa de Célony sont considérés comme les meneurs de ce gang aux ambitions hégémoniques sur les trafics de drogue à Marseille.
Photo Sophie Spitéri
Ils sont quatre. Deux frères issus de la cité des Cèdres, à Marseille et deux autres proches, qui ont également grandi dans les quartiers Nord, dont les ambitions criminelles ont été stoppées net, sans doute pour plusieurs années. Après un peu moins de quatre jours de garde à vue, ceux qui sont soupçonnés d'être à la tête de l'association de malfaiteurs la plus virulente du moment dans la région marseillaise ont été mis en examen pour "enlèvement et séquestration en bande organisée" et "trafic international de stupéfiants en bande organisée". Ils devaient être écroués en fin de soirée, conformément aux réquisitions du parquet. Quatre autres personnes ont également été poursuivies, seulement pour le volet de l'enquête portant sur le commerce de la drogue.
Tous avaient été interpellés, mardi matin, entre Célony, Fuveau, Aix, Marseille et Châteauneuf-les-Martigues, après une vaste opération policière destinée à libérer le frère d'un buraliste du Parc Kallisté, une cité de Marseille, où il avait été enlevé six jours plus tôt. L'otage avait été retrouvé dans une villa, spécialement louée par les malfaiteurs.
Cette équipe de voyous, considérés comme "très violents et prêts à tout" par les enquêteurs semblait avoir la mainmise sur une très large partie des trafics des quartiers Nord de Marseille. "Ils rayonnaient sur les Cèdres, les Lauriers, les Flamands ou encore les Rosiers, détaillait hier soir un fonctionnaire. En fait, leur influence débordait sur la majeure partie des cités sensibles au nord de la ville."
Une véritable démarche hégémonique qui pourrait expliquer plusieurs règlements de comptes survenus ces dernières semaines. "Nous sommes dans l'illustration de cette nouvelle criminalité qui a une stratégie de conquête sur les territoires de la vente de drogue, analysait un autre policier. Eux avaient assis leur influence sur le pourtour de l'étang de Berre et prenaient de l'ampleur à Marseille. Maintenant, on pourra peut-être aller plus loin et résoudre des assassinats. Notamment celui du Clos La Rose."
Mais selon Philippe Klayman, le préfet de police, cette opération marque une étape claire dans la lutte contre le banditisme de cité : "Il faut saluer le travail de la PJ, qui s'inscrit aussi dans une collaboration forte avec la Sécurité publique. Il s'agit d'une affaire déterminante qui va apaiser les choses. C'est une véritable armée que nous venons d'affaiblir."