Filière éolienne : le coup de force socialo-écologiste contre la beauté des paysages de la France
En catimini, dans la nuit du 4 au 5 octobre dernier, une poignée de députés écologistes a perpétré un véritable coup de force contre l’intégrité du patrimoine historique de la France et l’éclat de ses paysages.
Votés à la sauvette à l’Assemblée nationale, avec la complicité bienveillante de la majorité socialiste, les trois amendements incriminés aboutissent ni plus ni moins à une folle déréglementation de la filière éolienne.
Si ces amendements devaient être définitivement adoptés, la nouvelle réglementation conduirait en pratique :
- à autoriser les constructions d’éoliennes individuelles alors que, jusqu'à présent, tout projet d’implantation devait porter sur un parc comportant au moins cinq mats ;
- à supprimer les Zones de Développement Eolien qui encadraient jusque-là l’implantation anarchique des parcs éoliens sur notre territoire ; - à assouplir les conditions d’achat de l’énergie éolienne imposé à EDF;
- à alléger les contraintes de la loi littorale qui freinaient jusqu’alors le développement de l’éolien dans les DOM-TOM.
En cédant de la sorte au puissant lobby de l’éolien, payant également son tribut électoral à ses alliés d’Europe Ecologie Les Verts, François Hollande s’apprête à brader sans état d’âme la beauté de nos paysages et les abords de nos monuments historiques en favorisant discrètement le développement à tout crin d’une énergie visuellement polluante, dont la filière économique demeure largement subventionnée par le contribuable français.
Refusant de faire passer les intérêts financiers de la corporation de l’éolien au-dessus de l’intérêt général, partisans d’un développement strictement encadré des implantations éoliennes, terrestres et maritimes, les Français attachés à la préservation de leur admirable patrimoine esthétique réclament du gouvernement Hollande qu’il renonce définitivement à son projet de déréglementation sauvage qui ne peut que saccager nos paysages, mettre en péril le cadre de vie de nos compatriotes, et ruiner durablement l’attractivité touristique de la France.