L ISLAMISME, LA LAICITE, LES DROITS FONDAMENTAUX ET LA DEMOCRATIE
par Salem Benammar,
La Tunisie n a pas de problème avec l Islam à moins que ce soit l Islam qui en ait avec elle mais ce dont je doute fort puisque la foi en tant que simple catharsis est par définition inoffensive et qui est censée avoir une fonction apaisante des ames des croyantes. Elle a surtout des problèmes avec les sectes schismatiques et hérétiques qui polluent son paysage humain, lesquelles par la magie d une ineptie juridique et d une manséitude coupable ont acquis le sésame de statut de parti politique . Le fait meme que des leaders charlatanesques, chefs religieux autopraclamés plus apparentés à des gourous se drapant dans leur dignité pour dissimuler leur ame noire dévoyant la religion à des fins de propagande bassement politiciennes est manifestement symptomatique des dérives dogmatiques, des graves troubles d identitaire et de l état de diliquescence mentale que je qualifierais de "dé-construction" mentale de ces individus. En effet, toute société humaine qui cherche à faire de la religion -qui est par définition immuable et intemportelle- son fondement politique et subséquemment son contrat social ne peut qu etre sclérosée et enfermée dans un schéma préétabli et prédeterminé est irrémédiablement condmannée au despotisme et au régressisme, incapable de se projeter dans l avenir considérant toutes transformations sociales en profodeur comme incombant à l omniscience divine. L homme n a pas etre ni acteur ni maitre de de son destin et de ses choix futurs. Elle est tellement réductrice et négaatrice de l action humaine que seules la passivité et la fatalité sont le les déterminants sociaux.Se caractérisant par des comportements sociaux stéréotypés, uniformes, induits, codifiés et modelés par la religion, ou' les jeux sont faits d avance, ou' la pensée et l action sont figées, monocordes, monolithiques et tournées vers le passé , ou' l homme n est plus cet animal social raisonnable, cet homme politique pensant par lui meme et capable de discernement. Une société uniformisée, terne et sans imagination ne peut féconder la création ni l épanouissement intellectuel. Comme si l etre humain est dépourvu de ces attributs qui sont du domane réservé du Démiurge. Sans perspectives ni horizon sauf celui du Jugement Dernier. Sans libre-arbitre, ni liberté de pensée puisque chaque etre humain est censé suivre la feuille de route que Dieu lui a définie par avance dont il ne doit pas dévier sous peine de la Sanction Supreme. Ainsi l etre humain n est en réalité qu un vecteur passif, dépourvu de volonté propre sauf celle qui consiste à etre fidèle à la volonté du Créateur. Lhomme n 'est-il pas justement considéré par les holistes et les charlatans férus de slogans et de mots à la mode selon Stephen Barett, qui pullulent dans nos cités comme une cellule vivante, une particule, reliée à d autres particules pour former un corps social ou' chacune d entre elle est censée remplir une fonction particulière défine par le Grand Physicien. Du fait de l enchevetrement de toutes ces particules entre elles, il ne peut y avoir de dysfonctionnement sans que cela n entraine une réaction en chaine de l ensemble formé par toutes ces particules. Cette particule humaine dans une société ou' tout est prétendument l oeuvre de Dieu doit se résoudre à se conformer aux règles prescrites si elle ne veut essuyer l hostilité de ses semblables qui s érigent en cas de déviance souvent dictée par la raiso, telle que la laicité, en de véritables régulateurs sociaux, des censeurs dotés de pouvoirs de coercition et de punition. Les brigadiers de la vertu et de l ordre moral d esence divine. Une société ou' l interdit devient la seule norme sociale qui ne tolère aucune transgression y compris quand l interdit lui meme est en violation flagrante des droits fondamentaux humains, telle la simple libeté de circuler, du choix du partenaire, de l égalité absolue entre les etres humains indépendamment de leur croyance et de leur sexe etc... Une conception aussi rétrograde et répressive de la société humaine plutot que d etre la voie qui mènera vers Dieu sera la voie qui mènera inexorablement vers le totalitarisme théocratique. Au nom de sa Volonté, on désintègre et on exclut. On lapide et on chatie, On héiérarchise, on classifie les etres humains sur des critères contraires au bon sens commun, qui échappent à toute logique et considération réfléchie. Il y a ceux qui sont dans le droit chemin et donc aimés par Dieu et il y a ceux qui s en sont écartés et ceux là ils sont assimilés à des pestiférés, bannis de la communauté. Il est meme fait interdiction absolue aux croyants de les fréquenter ou de débattre avec eux. Et encore moins, leur confier la moindre délégation de pouvoir ou d exercice d autorité sur un croyant. C est pourquoi un croyant ne choisira jamais un nopn croyant ou supposé tel comme représentant de ses intérets dans le domaine public. Le non croyant est pour lui un mécréant, donc un etre impur. Seuls les gens qui partagent sa foi sont etres purs et ont ses faveurs et sa considération. Une sociète obéissant à de telles règles de natures castaire, les bénis de Dieu et les intouchables, ne sauraient réaliser sa mutation démocratique. Quand tout s articule autour de l idéal religieux seul moteur des relations sociales et humaines, cette société deveni liberticide et discrminatoire, voire fondamentalement raciste. Il ne revient pas au système de croyance fut il dominant de déterminer le statut social et politique des citoyens, notion inconnue par exemple dans la terminologie musulmane. Sachant que les droits qui en découlent n ont aucun caractère politique au sens de Politea, celle qui a trait au collectif, composé d individualités multiples et différentes sans distinction d origine ethnique et d apparten,ance religieuse. Une société politique est une société ouverte et libérale, non anxiogène par définition, contrairement à une société plus proche dans son mode de vie, de fonctionnement et d organisation à une secte, est catratrice et aliénatrice du genre humain. Ou comme le dit J.J. Rousseau:" le genre humain périrait s il ne changeait pas sa manière d etre". Or, la religion l interdit et le condamne en promettant l enfer aux insolents au point de sacraliser l ultra conservatisme seule voie selon elle pour atteindre le but ultime celui de la gratification divine. Or pour un fidèle musulman, la vie sur terre est une gare de triage, il attend juste le prochain train qui l amène vers le paradis céleste