Le collage d’affiches se finit en course-poursuite

Publié le par LE BLOG DES CITOYENS PATRIOTES

« Ça choque un peu. Parce qu’en arriver là pour une affiche, c’est débile… » confie Malik*, 26 ans, militant du parti socialiste des Bouches-du-Rhône.

Depuis vendredi, son dépôt de plainte et sa déposition à la gendarmerie de Châteaurenard, une enquête est ouverte suite à une altercation entre des colleurs d’affiche du PS et José Delcroix, candidat du Front national suppléant d’Olivia Ponsdesserre dans la 15 e circonscription des Bouches-du-Rhône. Celle-ci englobe les cantons de Châteaurenard, Eyguières, Orgon, Saint-Rémy-de-Provence et Lambesc.

« Il m’a foncé dessus. J’ai juste eu le temps d’esquiver »

La scène s’est déroulée près du MIN de la commune bucco-rhodanienne. Vers 21h30, une équipe de colleurs d’affiche du PS remarque un véhicule avec un homme qui les observe. « Il a commencé par nous filmer. Il n’y avait pas de défense d’affichage. Mais au moment où je me suis approché de la voiture pour voir ce qu’il voulait, il m’a foncé dessus. J’ai juste eu le temps d’esquiver », rapporte le jeune militant. Persuadé que sans ce réflexe, « je serai passé dessous la voiture ». Il s’en tire indemne. Mais toujours autant motivé. « Moi, je continuerai ».

Pour le représentant du parti d’extrême droite « il n’y a pas d’affaire particulière. Même si c’est vrai que j’ai été entendu ce matin (hier, NDLR) par les gendarmes ».

« Ils sont venus taper sur la voiture à sept parce que je les ai pris en photo »

Le candidat maintient qu’il est la victime dans cette affaire. « Ils sont venus taper sur la voiture à sept parce que je les ai pris en photo alors qu’ils collaient des affiches sur des panneaux privés. C’est une preuve concrète de collage illicite. Après, je n’y suis pour rien s’ils étaient du parti socialiste et maghrébins… »

José Delcroix répète qu’il n’a jamais voulu écraser qui que ce soit. Et d’indiquer que « quatre d’entre eux nous ont poursuivis sur plusieurs kilomètres avant de faire demi-tour ».

Selon nos renseignements, le dossier est entre les mains du procureur de la République de Tarascon. Ce dernier doit décider des suites à donner à cette affaire.

*Le prénom a été modifié à la demande du militant.

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Photos trouvés sur Facebook.  

 

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Publié dans Mais où va t'on

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