Le FN pavoise, la droite sonne la mobilisation, le PS accuse
Par TF1 News (d'après agence),
Le FN, "ce n'est plus exclusivement un vote de protestation", se félicite Marine Le Pen après la poussée de son parti aux cantonales. La gauche appelle à faire barrage au FN, pendant qu'à droite, le refus d'un front républicain exprimé par Jean-François Copé fait des remous.
Marine Le Pen en mars 2011 © abacapress.com Les résultats de votre canton en cliquant ici
Le FN en duel dans 394 cantons au 2nd tour
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Le PS est sorti largement en tête du 1er tour, marqué par une abstention historique de 55,63%. Le parti de Martine Aubry obtient 25,04% des voix, alors que l'UMP, loin derrière, est à 17,07% et se retrouve talonnée par le FN (15,18%). Le Front de gauche obtient plus de 9% et Europe Ecologie-Les Verts 8,28%. Fort de sa percée, le parti de Marine Le Pen est en mesure dimanche prochain de jouer les trouble fête dans 394 cantons. Il se retrouvera en duel, en majorité face au PS (204), mais aussi face à l'UMP (89), au PCF (37) ou d'autres candidats, de gauche ou de droite. Il y aura également 5 triangulaires UMP-PS-FN. "Quand on a une UMP qui est le premier parti et le pivot de la majorité présidentielle, talonné par le FN, avec un score historiquement bas, et quand dans le même temps la gauche reste à un niveau élevé, on voit très clairement d'où se sont faits les transferts de voix vers le FN", explique Frédéric Dabi, de l'institut Ifop.
Fillon sonne la mobilisation
Face à ces chiffres, le Premier ministre François Fillon, élu d'un département, la Sarthe, qui pourrait basculer à gauche, a déploré la forte abstention des électeurs ; il a appelé à la mobilisation "loin des postures démagogiques" pour le deuxième tour et a appelé au rassemblement de la droite républicaine "autour de ses valeurs", estimant que rien n'était joué dans de nombreuses circonscriptions. Le patron de l'UMP Jean-François Copé a, lui, relativisé la portée nationale du scrutin et maintenu son mot d'ordre : pas d'alliance avec le FN mais pas de front républicain non plus contre le FN.
Alors que l'UMP est mis en minorité dans son propre département de Seine-et-Marne, il a encouragé en cas de triangulaires les candidats UMP "à se maintenir même en 3e position" et laissé ses électeurs "libres de leur choix" dans les duels contre le PS. Invité de RTL lundi, il a réaffirmé qu'il "ne voyait pas pourquoi" il appellerait à voter PS, estimant que "la droite et la gauche, ce n'est pas pareil". Une explication agrémentée d'un commentaire au vitriol sur un PS accusé d'être dans "l'injure" et sans proposition politique concrète. Avec un bémol toutefois : "Moi le premier, je n'ai jamais dit : j'interdis de voter pour le PS; là aussi, j'ai bien expliqué qu'il y avait une liberté de choix mais seulement, pas question de voter pour le FN", a-t-il dit.
Sur une ligne similaire, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a appelé lundi à "faire barrage" au Front national lors du second tour des cantonales... tout en refusant d'appeler à voter à gauche le cas échéant : La stratégie de la majorité "ça n'est pas bonnet blanc et blanc bonnet, ça veut dire que le front républicain n'est pas la bonne réponse électorale", a-t-il déclaré sur Canal +. Le FN "n'est pas interdit dans la République", c'est "un adversaire, un opposant", "nous sommes dans une démocratie, nous devons donc les combattre politiquement, mais les combattre sans union, sans fusion", a-t-il dit. Selon lui, se rallier à la stratégie du front républicain, "c'est un peu faire le jeu du PS, c'est un peu faire le jeu de l'extrême droite, des thèmes de Marine Le Pen". Henri Guaino, conseiller spécial du président Sarkozy, a aussi affirmé lundi son "opposition totale" à un front républicain au second tour des cantonales, jugeant que ce serait "une erreur politique majeure".
"Une ambiguïté coupable"
Une prise de position dénoncée par la gauche, qui y voit "une ambiguïté coupable", selon les mots de David Assouline. Le numéro 2 du PS, Harlem Désir, a appelé pour sa part Jean-François Copé à "clarifier sa ligne" vis-à-vis du FN, jugeant "absolument insupportable" son refus d'un front républicain. Même tonalité du côté du MoDem : "La position de l'UMP est irresponsable, il faut voter pour le candidat qui est contre le FN", a déclaré son porte-parole Yann Wehrling. Dans la majorité aussi, cette position fait tiquer et promet d'âpres débats. Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a ainsi appelé à "faire barrage au FN". La ministre Valérie Pécresse a affirmé que "personnellement", en cas de duel avec le FN, elle voterait pour la gauche. "Il faut revenir aux valeurs du centre et de la droite humanistes", a averti Dominique Paillé. De son côté, le Nouveau centre a appelé tous les électeurs "attachés aux valeurs de la République" à voter pour "le candidat démocrate restant en lice" dans les duels de deuxième tour face au FN.
La numéro un du PS Martine Aubry a accusé de nouveau le président Sarkozy d'"abîmer" la République et d'être "pour beaucoup dans le score du Front national". A l'issue d'une réunion avec Cécile Duflot (EELV) et Pierre Laurent (PCF), les trois leaders ont appelé ensemble au rassemblement. Cécile Duflot a aussi appelé à "faire barrage au FN" partout où il sera présent. "L'UMP se met dans une situation de totale confusion vis-à-vis du Front national" en refusant le front républicain avec la gauche, ce qui est selon elle "dramatique pour la démocratie", a-t-elle déclaré sur France Inter lundi. "Nous appelons à faire barrage au Front national et utiliser le bulletin de vote adéquat. Si c'est un bulletin de vote UMP, utilisez-le pour éviter que le
Front national ne l'emporte", a pour sa part déclaré le porte-parole du PS Benoît Hamon. "Oui, comme en mai 2002", a-t-il concédé, estimant que "le Front national rajouterait à la ruine économique et sociale de la France actuelle, une sorte de ruine démocratique : éclatement du pays, opposition des Français les uns aux autres..."
"L'UMP s'est pris une raclée et le FN lui a fait les poches", a ironisé pour sa part Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche). Rare voix discordante à droite, Claude Goasguen (UMP) a vu dans ce résultat "un avertissement" lancé à son parti "et à Nicolas Sarkozy".
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Le FN sera présent en duel au second tour des cantonales dans 394 cantons, opposé dans la majorité des cas au Parti socialiste, selon un décompte de l'AFP.
Publié le 21/03/2011
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L'abstention a atteint le niveau record de 55,63% pour un premier tour des cantonales dimanche, plus d'un Français sur deux n'ayant pas voté. Mais où a-t-on boudé le plus les urnes ?
Publié le 21/03/2011
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Jean-François Copé a donné mercredi le mot d'ordre "ni alliance avec le FN, ni front républicain" pour les cantonales. Certains dans la majorité sont tentés d'appeler à voter PS.
Publié le 17/03/2011
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Election locale, le scrutin cantonale s'annonce bien sûr comme un test du potentiel de chacune des formations politiques, notamment de la poussée du FN dans les sondages.
Publié le 15/03/2011
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Le patron de l'UMP exclut à nouveau de faire alliance avec le Front national mais aussi de mettre en place un "front républicain" qui reviendrait "à dire aux Français que la gauche et la droite, c'est pareil".
Publié le 20/03/2011
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Alors que la Front national semble tirer son épingle du jeu au soir du premier tour des élections cantonales avec des estimations le donnant à 14%, la nouvelle patronne du FN appelle les électeurs à se mobiliser, plus que jamais, car c'est en ayant des élus que le Front national pourra mettre en oeuvre son projet.
Publié le 20/03/2011
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Le ministre de l'Intérieur expliquent la forte abstention des Français par le manque de visibilité du rôle des conseillers généraux. Un constat qui légitime la réforme des collectivités territoriales menée par le gouvernement, selon lui.
Publié le 20/03/2011
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La secrétaire nationale d'Europe Ecologie Cécile Duflot a appelé dimanche soir les électeurs de son parti à "faire barrage au FN avec leurs bulletins de vote partout où il sera présent", jugeant que le score du FN au premier tour des cantonales était "une claque pour tous les démocrates".
Publié le 20/03/2011
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Selon Marine Le Pen, le premier tour des élections cantonales marque une forte poussée du Front national et un net recul de l'UMP. La nouvelle patronne du FN souhaite que ses candidats obtiendront des postes pour être en position d'agir et non pas seulement de "vigies".
Publié le 20/03/2011
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Première réaction de la Première secrétaire du Parti socialiste : il s'agit selon elle d'une victoire pour la gauche. Elle espère que les Français ont compris que seule la gauche pouvait porter cet espoir de changement.
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