LUNDI 13 DECEMBRE 2010
SOMMAIRE DES ARTICLES DE L'U C P
LUNDI 13 DECEMBRE 2010
- Marseille (13) : Flash-ball : le blessé vient de succomber
- France (Insolite religion) : Crèche : le licenciement d'une salariée voilée validé
L'homme de 40 ans touché par un tir de flash-ball dimanche après une intervention de la police dans son foyer de la Madrague-ville à Marseille est décédé il y a une heure à l'hôpital militaire de Laveran.
Une autopsie doit avoir lieu pour déterminer l'origine précise de sa mort. L'inspection générale de la police nationale poursuit ses investigations.
________________________________________________________________________________________________
Alexandre Guérini, 54 ans, le chef d'entreprise mis en examen et écroué depuis le 1er décembre dans l'affaire de fraude aux marchés publics, a été maintenu en détention. La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a suivi lundi les réquisitions de l'avocat général Yves Le Baut. Alexandre Guérini, frère du président du Conseil général PS des Bouches-du-Rhône, est détenu depuis douze jours à la maison d'arrêt de Luynes.
Denis Trossero
______________________________________________________________________________________________
Une petite Marseillaise de 11 ans victime d’une chute aux Orres vendredi après-midi, est décédée des suites de ses blessures samedi soir à Marseille où elle avait été transférée. L'enfant a glissé sur du verglas et percuté un arbre.
Ce week-end, deux autres personnes sont mortes sur les pistes de ski : un homme de 71 ans qui évoluait sur la commune de Cervières, proche de Briançon, pour une sortie en ski de randonnée a lui aussi percuté un arbre. Un jeune homme de 23 ans, résidant aux Pennes-Mirabeau, a, lui perdu la vie après avoir chuté et percuté un poteau sur la liaison entre Vars et Risoul.
FIN DE LA PRISE D’OTAGES DANS UNE ÉCOLE MATERNELLE DE BESANÇON
(c) Copyright Thomson Reuters 2010
BESANÇON, Doubs (Reuters) - Les cinq derniers enfants et leur institutrice retenus dans une école maternelle de Besançon (Doubs) par un jeune homme de 17 ans armé de sabres ont été libérés lundi par l'intervention des forces de l'ordre.
Le preneur d'otages, qui souffrirait de tendances suicidaires, a été maîtrisé et interpellé, a précisé devant l'école Charles Fourier le ministre de l'Education Luc Chatel, qui a fait part de son "immense soulagement".
Nicolas Sarkozy s'est quant à lui réjoui dans un communiqué de "l'heureux dénouement de la prise d'otage" et a félicité les autorités "qui sont intervenues dans cette opération avec sang-froid, professionnalisme et détermination".
Le jeune homme avait fait irruption avec deux sabres vers 08h30 dans une des salles de classe, retenant d'abord 20 enfants âgés de 4 à 6 ans, avant d'en libérer une grande partie progressivement au cours de la matinée.
Peu après 13h00, les cinq derniers enfants sont sortis emmitouflés dans des couvertures vertes portés par des policiers qui les ont remis à leurs parents.
Le Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) a pu intervenir lors de la livraison de repas pour les enfants, qui avait été négociée avec le preneur d'otage, a précisé Luc Chatel, qui était arrivé sur les lieux en milieu de matinée.
"L'institutrice m'a dit qu'à aucun moment il n'a véritablement menacé les enfants, il les a même laissés sortir, aller aux toilettes (...) mais vous comprenez qu'il fallait l'intervention de professionnels chevronnés, d'où l'intervention du GIPN", a souligné le ministre.
Les policiers ont fait usage de leur pistolet à impulsion électrique Taser pour neutraliser le preneur d'otage, a déclaré sur place Laurent Gresset, du syndicat policier Alliance.
UN JEUNE DU QUARTIER
Un enfant au moins a réussi à s'échapper, a expliqué le maire de la ville, Jean-Louis Fousseret, sur France Info.
"L'institutrice a été très très forte", a-t-il ajouté par la suite sur i>Télé.
Le Samu et les pompiers avaient installé sur place une cellule d'aide psychologique pour les familles à mesure qu'elles arrivaient pour prendre des nouvelles de leurs enfants.
Les enfants qui sont sortis dans la matinée ont été mis à l'écart dans une autre école, loin de la presse, "pour qu'ils soient au chaud et entourés par les instituteurs et des personnes compétentes", a ajouté l'édile.
Selon Luc Chatel, le jeune preneur d'otage souffrirait d'importants troubles psychologiques.
"C'est manifestement un jeune homme du quartier qui avait fréquenté le collège du quartier et qui était en difficulté psychologique avec des relents suicidaires", a-t-il dit.
"Depuis ce matin, il indiquait d'ailleurs à nos correspondants qu'il voulait passer à l'acte et se suicider", a ajouté le ministre.
Eric Marguet, avec Gilbert Reilhac et Nicolas Bertin, édité par Yves Clarisse
NANTERRE, Hauts-de-Seine (Reuters) - La vice-présidente du Front national, Marine le Pen, s'est défendue lundi de tout dérapage, affirmant avoir mûrement réfléchi ses propos du week-end sur les prières de rue.
Lors d'une allocution prononcée au siège de son parti, à Nanterre, la dirigeante d'extrême droite a dit n'avoir fait que décrire une réalité. "S'agissant du terme 'occupation', je persiste et je signe", a-t-elle déclaré devant la presse.
"Mes propos ne constituent en aucune manière un dérapage, mais bien une analyse tout à fait réfléchie, d'autant plus assumée qu'elle ne procède que d'une banale constatation d'une réalité physique et juridique", a-t-elle ajouté.
Marine Le Pen a donné une liste de rues de Paris et de villes victimes selon elle d'un "phénomène d'occupation de rues loin d'être marginal".
"Ces occupations physiques du domaine public, qui interdisent les rues toutes les semaines, sont souvent accompagnées de haut-parleurs qui diffusent le prêche en arabe à de très forts volumes dans toute la rue, audibles sur plusieurs pâtés de maisons", a-t-elle dit.
La majorité et l'opposition ont unanimement dénoncé les propos tenus vendredi soir à Lyon par la vice-présidente du FN, semblant faire un lien entre les prières de rue et l'Occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de démentir auprès de Reuters le lendemain ce rapprochement.
La Ligue des droits de l'homme et le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) ont porté plainte pour incitation à la haine raciale.
Affirmant une fois de plus "dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas", Marine Le Pen a souligné que "le principe de liberté religieuse n'autorise pas tout et n'importe quoi".
"En refusant de condamner l'inadmissible comportement de ceux qui violent la loi, l'UMPS et ses acolytes effectuent un amalgame entre l'islam et islamisme et participent à la crispation légitime des Français", a-t-elle dit.
"PROVOCATION SUPPLÉMENTAIRE", DIT BAROIN
"Cette petite tempête dans un verre d'eau a comme d'habitude fait ressortir de leur terrier les professionnels de la subvention, de la publicité facile, des autorités prétendument morale de l'antiracisme", a-t-elle ajouté.
En réponse à la plainte du Mrap, Marine Le Pen a dit son intention de saisir le ministère de l'Intérieur du cas de cette organisation "qui reçoit des subsides indécents des pouvoirs publics".
Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a dénoncé lundi matin la "provocation supplémentaire" de Marine Le Pen.
"Le Pen père et fille ont de tous temps, en tous lieux et toutes circonstances expliqué que la gauche et la droite c'était blanc bonnet et bonnet blanc. A ceux qui s'interrogeaient sur le thème: la fille est un peu plus présentable que le père, c'est bonnet blanc et blanc bonnet", a-t-il dit sur France 2.
Jean-Luc Bennhamias, vice-président du Mouvement démocrate, a déploré le "jeu médiatique autour de Marine Le Pen". "Les Français de toutes origines savent bien que ce qu'elle a dit est complètement stupide", a-t-il dit au Talk Orange-Le Figaro.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, demande, lui, "que l'on cesse de faire la courte échelle au Front national". Il dénonce dans un communiqué "un système de promotion écoeurant".
Pour Hassan Ben M'Barek, président du collectif Banlieues Respect, "il y a une radicalisation du discours".
"On nous renvoie constamment à notre identité de musulmans. Ce concept d'agression territoriale est mal vécu en banlieue, notamment par les populations de confession musulmane", a-t-il dit à Reuters.
Jacky Naegelen, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Gilles Trequesser
d'une salariée voilée validé

Me Richard Malka, un des avocats de la crèche et la directrice de l'établissement Baby Loup, Natalia Baleato (D), à l'audience. Crédits photo : JACQUES DEMARTHON/AFP
Le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie a validé le licenciement pour «faute grave» de la salariée qui voulait porter son voile à la crèche Baby Loup. L'affaire avait créé des remous jusqu'au sommet de la Halde.
«Une victoire pour les laïcs», selon l'un des avocats de la crèche. Le conseil des prud'hommes de Mantes-la-Jolie (Yvelines) a validé lundi le licenciement pour «faute grave»de la salariée voilée par la crèche Baby Loup. Le jugement, qui a reconnu «l'insubordination caractérisée et répétée» de la salariée justifiant son licenciement, a été accueilli par des applaudissements dans la salle d'audience. La plaignante peut faire appel et le dossier pourrait alors atterrir devant la Cour de cassation.
L'affaire remontait au mois de décembre 2008, lorsque la salariée, Fatima Atif, était revenue d'un congé parental de cinq ans couverte d'un voile noir de la tête aux pieds. Le règlement intérieur de la crèche associative interdisant le port de signes religieux, la direction lui avait demandé de retirer son voile au travail. Ce que la salariée - qui avait le statut de directrice adjointe - avait refusé. S'en étaient alors suivis plusieurs jours de bras de fer avant que la directrice de l'établissement, lasse, ne la licencie pour «faute grave».
Dénonçant un licenciement abusif, la salariée avait alors saisi le conseil des prud'hommes et réclamé plus de 80.000 euros de dommages et intérêts. Une somme astronomique pour la crèche de Chanteloup-les-Vignes, financée à 90 % par des fonds publics. La structure avait d'ailleurs elle-même expliqué qu'en cas de victoire de la salariée, elle pourrait être contrainte de mettre la clé sous la porte.
Dans la foulée, Fatima Atif avait également saisi la Halde, qui, en mars dernier, avait rendu un avis en sa faveur, estimant que le licenciement était «discriminatoire». L'affaire avait toutefois créé des remous au sein de l'institution. Jeannette Bougrab, qui avait pris la présidence de la Haute autorité de lutte contre les discriminations un mois plus tard, avait en effet contredit l'avis de l'institution, insistant notamment sur «le principe fondamental de laïcité au sein de la République».
Autre soutien de taille pour la crèche Baby Loup : celui de sa marraine, Elisabeth Badinter. Dans un entretien accordé au Journal Du Dimanche au mois de novembre, la philosophe avait en effet déclaré : «C'est l'avenir de notre société qui se joue à Chanteloup».
LIRE AUSSI :
» Signes religieux et mission de service public : ce que dit la loi
_____________________________________________________________________________________________
EDITO REACTION SUR L'ACTU DU JOUR
_____________________________________________________________________________________________
Art 1à3 laprovence.com Art 4à 6 figaro.net