Plan de rigeur : Marine Le Pen tacle Nicolas Sarkozy
Marine Le Pen s'est exprimée sur le plan de rigueur présenté ce lundi par François Fillon. Elle n'a pas manqué de critiquer les mesures prises.
Il fallait qu'elle marque son retour d'une pierre blanche. Après avoir passé plusieurs jours aux États-Unis en quête de stature internationale, Marine Le Pen voulait s'exprimer. Et quoi de mieux que le plan de rigueur pour critiquer le gouvernement et Nicolas Sarkozy. La présidente du Front national s'en est donc donnée à coeur joie.
La candidate à la présidentielle, a estimé lundi qu'avec son plan d'austérité, « le gouvernement Sarkozy accentue sa guerre contre le pouvoir d'achat des Français ». Une attaque non dissimulée. « Le gouvernement Sarkozy vient de porter un nouveau coup très violent contre le pouvoir d'achat des Français : hausse de la TVA, quasi gel des allocations sociales, coupes dans les dépenses de santé», affirme-t-elle dans un communiqué. « Après la hausse des mutuelles et de la CSG, une nouvelle fois c'est le peuple qui paie : salariés, classes moyennes et populaires, retraités », accuse Marine Le Pen, pour qui « cette baisse organisée du pouvoir d'achat est criminelle ».
Très combative, Marine Le Pen a exprimé son inquiétude disant, « en poussant les Français à l'agonie économique et sociale, on précipite la chute du pays et l'explosion de la dette. La Grèce, le Portugal, l'Espagne et l'Italie ont connu ce processus avant nous ».
La présidente du Front national a tapé sur sa cible favorité, Nicolas Sarkozy. « Celui qui promettait d'être le président du pouvoir d'achat est aujourd'hui le président du désespoir d'achat » a-t-elle estimé.
A ses yeux, les autres mesures annoncées par le Premier ministre « relèvent de l'enfumage » ou sont «parfaitement ridicules». « Il est en effet piquant de constater qu'après avoir multiplié par trois son salaire, le président de la République consente à ne plus l'augmenter ! Quelle générosité de sa part, quand on sait que 8 millions de personnes sont sous le seuil de pauvreté », ironise-t-elle. Marine Le Pen est de retour. Son voyage lui a semble-t-il, permis de retrouver de l'appétit.