Et dire que la gauche et les médias ont passé les cinq dernières années à railler la « bande du Fouquet’s » et les pistons familiaux de Nicolas Sarkozy ! A peine son père élu, les militants socialistes ont porté en triomphe l’héritier ségoléno-hollandais comme si ce jeune homme n’avait d’autre mérite que de s’être donné la peine de naître.
Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour apercevoir le grand écart moral dont la gauche et le parti socialiste sont coutumiers : très forts quand il s’agit d’asséner des leçons de morale, ils sont beaucoup moins à l’aise pour les mettre en pratique. 20 heures n’était pas passé depuis trente seconde que le gratin du PS portait déjà en triomphe le nouveau petit prince socialiste, Thomas Hollande.
Ces mêmes socialistes qui s’étaient insurgés contre les ambitions politiques de Jean Sarkozy et qui ne manquaient jamais une occasion de tirer à boulets rouges sur la famille de Nicolas Sarkozy, adoubent sans coup férir le rejeton du président élu. Un rejeton de trente ans qui n’est jamais allé bien loin des jupons de sa maman et des costumes de son papa.
Car en matière de piston et de népotisme, la montée en puissance de Thomas Hollande dans l’équipe de campagne de son père est un modèle du genre. Sans aucune légitimité ni compétence, le fils à papa du PS est devenu une figure emblématique de l’équipe de campagne, et a fini par être porté en triomphe par les militants PS.
Un triomphe qui rappelle les dynasties de l’empire romain… et qui n’a rien à voir avec les valeurs d’une démocratie moderne.