VENDREDI 10 DECEMBRE
SOMMAIRE DES ARTICLES DE L'UCP
VENDREDI 10 DECEMBRE 2010
- (France) : Prison ferme pour sept policiers jugés pour violence et mensonge
- (France) : Marine Le Pen a pris l'ascendant dans l'opinion, selon BV
- (Monde) : Une chaise vide pour le Nobel de la paix, Pékin en furie
- (Insolite Web) : Facebook et Super Nanny, stars des mots-clés 2010
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Une famille a été victime d'un vol à main armée, hier soir, à leur domicile de la route de Robion, à Cavaillon. Trois individus armés ce sont introduits chez leurs victimes vers 20 h 30, et se sont fait remettre une importante somme d'argent ainsi que diverses valeurs avant de quitter les lieux.
L'enquête a été confiée à l'antenne avignonnaise de la Police Judiciaire.
Hier dans la commune de Luciana en Corse, vers 8 h 30, une mère de 36 ans et sa fille âgée de 6 ans, toutes deux d'origine roumaine, ont trouvé la mort dans un accident de la route. Les deux victimes roulaient en direction de Crucetta sur la voie qui relie le cordon lagunaire de la Marana à la N 193.
Pour des raisons encore indéterminées, leur voiture, en arrivant au niveau de la pépinière A casa di l'Alivu, s'est déportée sur la gauche et n'a pu éviter un poids-lourd arrivant en face. Le choc a été d'une violence effroyable et n'a laissé aucune chance à la mère et sa fille, rapporte le site de Corse matin.
PARIS (Reuters) - Sept policiers reconnus coupables de violences et de fausses accusations de tentative d'homicide contre un homme ont été condamnés vendredi à des peines de six mois à un an de prison ferme, ce qui a suscité la colère des syndicats de la profession.
Le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a en outre ordonné l'inscription au casier judiciaire pour cinq d'entre eux de la sanction, ce qui entraînerait une radiation automatique de la police si le jugement était confirmé en appel.
Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du parquet qui avait demandé lors du procès le mois dernier des peines de trois à six mois de prison avec sursis.
Le parquet a décidé de faire appel du jugement, comme les prévenus, et il y aura donc un second procès.
"Sans naturellement méconnaître la nature des faits qui ont été reprochés aux policiers, ce jugement peut légitimement apparaître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné", a dit dans un communiqué le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux .
Le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert, qui s'est déplacé au tribunal, s'est dit "surpris"
Les syndicats de police ont vivement protesté et organisé une manifestation devant le tribunal, rassemblant des voitures dont ils avaient allumé les gyrophares.
Le syndicat Synergie-officiers parle de "déclaration de guerre à la police" par les juges. "Au-delà des sept policiers de Bobigny qui ont fauté, ce sont bel et bien tous les policiers de France qui prendront ce verdict incroyable comme un camouflet à leur encontre et un nouvel appel à la haine venant de magistrats", dit ce syndicat dans un communiqué.
GUERRE POLICE-JUSTICE
Le Syndicat national des officiers de police (Snop), tout en condamnant les actes des policiers visés, proteste quand même car selon lui les peines sont trop lourdes.
"Le corps des fonctionnaires de la police a le sentiment d'être déconsidéré par rapport aux autres citoyens aux prises avec la justice", déclare Unité-SGP Police (majoritaire).
L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a réagi en qualifiant "d'ahurissantes" les réactions du ministre, du préfet et des syndicats de policiers.
"Le métier de la police n'est pas de faire des faux et de frapper des suspects. Ces faux auraient pu conduire une personne en cour d'assises où il encourait la réclusion à perpétuité", a dit à Reuters son président Christophe Régnard.
Les policiers condamnés, qui ne sont pas écroués en raison du caractère suspensif de l'appel, étaient accusés d'avoir imputé les blessures d'un de leurs collègues survenues le 9 septembre à Aulnay-sous-Bois, près de Paris, à une tierce personne qu'ils poursuivaient.
Ces blessures résultaient en fait d'une collision avec une autre voiture de police. Trois des policiers ont de plus frappé ensuite à terre l'homme qu'ils poursuivaient et tous ont relaté une fausse version en rédigeant un faux procès-verbal.
L'audience du procès avait provoqué un incident, les syndicats de police s'élevant contre le réquisitoire d'un magistrat du parquet comparant les policiers à la Gestapo.
Une enquête administrative a été ouverte sur les propos prêtés à ce magistrat en vue d'éventuelles poursuites disciplinaires du procureur devant le Conseil supérieur de la magistrature.
Les querelles entre syndicats de policiers et de magistrats se multiplient ces derniers mois. Les premiers imputent aux seconds des remises en liberté de suspects jugées abusives, ceux-ci répondant que leur fonction est justement d'examiner la validité des charges et le bien-fondé de condamnations.
Thierry Lévêque, avec Nicolas Bertin, édité par Yves Clarisse
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PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a pris l'ascendant dans l'opinion et incarne désormais mieux le Front national que son père ou que Bruno Gollnisch mais sa percée dans les sondages est plus mitigée sur le plan électoral.
La vice-présidente du Front national est actuellement créditée de 12 à 14% des intentions de vote à la présidentielle de 2012, ce qui est très élevé pour un candidat du parti d'extrême droite à 17 mois du scrutin.
Mais selon une enquête BVA, diffusée vendredi par Canal+, son potentiel électoral est plus faible que celui dont disposait Jean-Marie Le Pen avant le scrutin présidentiel de 2007.
En effet, 17% des Français envisagent de voter pour la vice-présidente du FN alors que 18% pensaient accorder leur voix à Jean-Marie Le Pen avant la présidentielle de 2007, où il n'a finalement obtenu que 10,44% au premier tour.
L'institut de sondage considère néanmoins que Marine Le Pen a "pris le pouvoir" dans l'opinion alors que s'engage le sprint final dans la primaire pour la succession de son père à la tête du Front national en janvier.
Non seulement Marine Le Pen écrase Bruno Gollnisch comme personnalité incarnant le mieux le FN aux yeux des Français (46% contre 3%) et surtout à ceux des sympathisants du FN (69% contre 4%), mais, en plus, "elle semble débarrassée de la statue du commandeur incarnée par son père", écrit BVA.
Désormais, c'est bien elle et plus Jean-Marie Le Pen qui incarne le Front National pour les Français (46% contre 23%) comme pour les sympathisants du Front (69% contre 23%).
TENDANCE NOUVELLE
Cette tendance est nouvelle, puisque qu'il y a un an elle faisait jeu égal avec le président du FN auprès des sympathisants FN. Elle a donc pris 22 points en un an.
Elle confirme un récent sondage Ipsos accordant à Marine Le Pen 27% de bonnes opinions, soit le soutien de plus d'un Français sur quatre.
Il s'agit du meilleur score jamais enregistré pour elle par cet institut et son père n'a jamais atteint un tel résultat (record de 26% en juin 2006).
Dans le sondage BVA, même si une nette majorité de Français juge que Marine le Pen joue un rôle plus "nuisible" (57%) qu'"utile" (43%) dans la vie politique française, la proportion de ceux qui la jugent "utile" n'a jamais été aussi forte pour son père (35%).
Jugée nettement plus crédible que son adversaire pour la direction du parti, Bruno Gollnisch, Marine le Pen dispose aussi d'un potentiel électoral deux fois supérieur à ce dernier avec 17% contre 8%, dit l'institut de sondage.
Mais la traduction électorale de la progression de l'image de la vice-présidente du FN "n'est pas évidente", son potentiel électoral étant aujourd'hui plus faible que celui de son père, écrit BVA.
"Envisager de retrouver les scores "habituels" du FN (autour de 15%) lors des trois précédentes présidentielles de 1988, 1995 et 2002 relèverait pour le moment de l'exploit", écrit-il.
Ce sondage a été réalisé du 7 au 8 décembre auprès d'un échantillon de 1.163 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.
Gérard Bon, édité par Yves Clarisse
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Le président du comité du Nobel, Thorbjoern Jagland, face à la chaise vide de Liu Xiaobo. Crédits photo : Heiko Junge/AP
Le comité Nobel, Barack Obama et l'Union européenne ont appelé la Chine à libérer immédiatement le dissident emprisonné, Liu Xiaobo. Furieuse, Pékin évoque une mentalité de guerre froide.
«Liu Xiaobo n'a fait qu'exercer ses droits civiques. Il n'a rien fait de mal. Il doit être libéré», a lancé le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland, avant de déposer symboliquement le diplôme et la médaille Nobel sur la chaise vide reservée au Nobel de la Paix 2010 Liu Xiaobo, vendredi à Oslo. Ancienne figure de proue du mouvement de Tiananmen en 1989, Liu Xiaobo purge une peine de 11 ans de prison pour «subversion du pouvoir de l'Etat» après avoir corédigé la «Charte 08», un texte qui réclame une démocratisation de la Chine. Il a été très longuement ovationné par la salle.
Le président américain Barack Obama et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton - qui n'assistaient pas à la cérémonie -ont fait écho au président du Nobel en réclamant la libération immédiate du dissident. «M. Liu Xiaobo mérite beaucoup plus cette récompense que moi», a même estimé le président Obama, prix Nobel de la paix 2009. La France, de son côté, a demandé la libération de tous les défenseurs des droits de l'Homme à travers le monde.
Mais en Chine, où les chaînes étrangères d'informations étaient brouillées et les mots «chaise vide» et «Oslo» censurés sur Internet vendredi, les autorités ont fustigé une «mentalité de guerre froide». «Ce genre de théâtre politique ne fera jamais vaciller la détermination du peuple de Chine sur la route du socialisme aux caractéristiques chinoises», a déclaré une porte-parole ministérielle chinoise, rejetant «les complots de certains».
Qualifiant l'opposant de «criminel», Pékin a tenté de limiter l'impact du Nobel en intervenant auprès d'autres pays pour qu'ils boycottent la cérémonie et en menaçant de «conséquences» les Etats qui apporteraient leur soutien au dissident. Près de 20 pays, dont la Russie, l'Afghanistan, Cuba, le Venezuela, l'Iran et l'Irak, ont décliné l'invitation «pour diverses raisons», selon l'Institut Nobel. Environ 45 autres Etats ont en revanche assisté à la cérémonie, notamment les membres de l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, l'Inde et la Corée du Sud.
En 109 ans d'histoire du Nobel de la paix, c'est la cinquième fois que le prix ne peut être remis au lauréat et la seconde qu'il ne peut non plus pas être remis à un représentant. Sous l'Allemagne nazie, ni le pacifiste Carl von Ossietzky ni aucun de ses proches n'avaient pu recueillir son Nobel en 1936 car il était détenu dans un camp de concentration.
A Oslo vendredi, devant des Chinois vivant en exil, la présidente sortante de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi et le couple royal norvégien venus malgré les menaces de Pékin, l'actrice norvégienne Liv Ullmann a lu les propos apaisants de Liu Xiaobo juste avant sa condamnation. «Je n'ai ni ennemis ni haine», avait écrit l'ex-professeur de 54 ans. «Aucun des policiers qui m'ont surveillé, arrêté et interrogé, aucun des procureurs qui m'ont inculpé et aucun des juges qui m'ont jugé ne sont mes ennemis», ajoutait-il.
En marge de la cérémonie, une cinquantaine de Chinois ont manifesté pour protester contre le choix du comité Nobel. «Criminel = lauréat du Nobel de la paix?!» ou «Le Nobel de la paix à la Chine!!!», pouvait-on lire en anglais et en chinois sur leurs pancartes. «Il veut transformer la Chine sur le modèle américain», a lancé un manifestant. Selon Amnesty International, les autorités chinoises ont «fait pression» sur les Chinois d'Oslo pour qu'ils participent à ces contre-manifestations.
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Le traditionnel classement annuel de Google confirme la suprématie de Facebook, sacre quelques buzz de l'année mais comporte également quelques surprises.
L'air du temps selon Google. Le moteur de recherche publie en cette fin d'année son traditionnel Zeitgeist («esprit du temps» en allemand), qui recense les mots-clés les plus utilisés en 2010 par les internautes. Où l'on apprend que les Français «aiment toujours autant se rencontrer, échanger et acheter en ligne».
Le cru 2010 confirme avant tout que le monde est définitivement un village interconnecté, la requête la plus populaire étant, en France comme en Australie, «facebook». Le réseau star confirme sa place pour la deuxième année consécutive dans l'Hexagone. Autre marqueur de l'engouement des internautes pour les réseaux sociaux, l'apparition, en tête des requêtes ayant connu la plus forte progression, de «chatroulette», le réseau de chat vidéo aléatoire. Le site de partage de vidéos «youtube» arrive en troisième position.
Le commerce en ligne est l'autre tendance lourde en France. Le site de bonnes affaires «le bon coin» est la deuxième recherche la plus fréquente. Sur le créneau du shopping, l'opérateur traditionnel de vente à distance «la redoute» ne se laisse pas semer par les géants du Web, au contraire, puisqu'il devance «ebay», «cdiscount» et «vente privée».
Parmi les personnalités les plus en vue du Net, c'est justement un phénomène né sur la Toile qui connaît la plus forte progression en 2010 : «Justin Bieber». En 2009, année de sa mort, c'est «Michael Jackson» qui tenait ce rang. En France, «Super Nanny», dont la mort a ému en début d'année les internautes, est la deuxième personnalité la plus recherchée sur le Web. «Bernard Tapie» prend une surprenante troisième place, juste devant la chanteuse «Nicki Minaj».
Côté actualités, le classement de Google résume sans surprise les faits marquants de l'année : séisme en Haïti, coupe du monde, jeux olympiques, marée noire dans le golfe du Mexique, nuage de cendres et mineurs chiliens. La plus forte baisse, toutes catégories confondues dans le monde, revient à la grippe A («swine flu»).
À noter enfin l'apparition, en dixième place des requêtes les plus populaires en France, d'un mot-clé qui ramène à une autre réalité que le divertissement ou le commerce: «pôle emploi».
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EDITO REACTION DU BUR L'ACTU DU JOUR
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Art 1a4 laprovence.com ; Art 5à6 Lefigaro