Ardèche: Ont-ils baptisé leur cochon du prénom de leur voisin ?

Publié le par L'UNION DES CITOYENS PATRIOTES ET SA JEUNESSE

 

Les Bouguerra et des représentants du MRAP

Pour les Bouguerra, il ne fait aucun doute, il n’y a pas encore si longtemps, ils étaient deux Mohamed à habiter côte à côte, séparés par un mur, dans le quartier de la Plaine à Alba-la-Romaine. Mohamed Bouguerra, électromécanicien qui travaille dans la fabrication d’emballage de fruits et légumes, marié et père de deux enfants, et Mohamed… le cochon.

« Je suis musulman pratiquant et un jour, alors que je faisais ma prière, j’ai entendu le voisin appeler “Mohamed, Mohamed”… Il appelait en fait son cochon. » Archi faux, répond Mme G. « C’est du grand n’importe quoi, répond-elle. C’est lui qui est allé colporter cela chez tout le monde. Ce cochon, ce n’était pas le nôtre et il s’appelait Babe, comme dans le film. » Des caméras dans le jardin.

Puis ouvrant le cahier où elle a consigné depuis début 2011 tous les actes malveillants qu’elle a subi, Mme G. explique : « C’est de la démence, il jette des gros cailloux sur nos chiens et nos biens. Du coup, on a été forcé de poser des caméras. Et mon fils de 8 ans ne peut plus jouer dehors sans être embêté. »

Lasse de voir ce conflit de voisinage se dégrader mois après mois, la famille Bouguerra a de son côté saisi le MRAP.

« Ce qui nous a motivés à intervenir, explique-t-elle, c’est le fait que M. G. montre ses fesses aux enfants – des photos sont en notre possession- et se permette de les menacer et de les photographier. L’histoire du cochon, les insultes racistes, tout ceci est inadmissible. »

De son côté M. Bouguerra est loin d’être une blanche colombe, comme il le reconnaît d’ailleurs. Ce dernier a effectivement été pris à défaut par ses voisins qui l’ont enregistré à son insu, lors d’un dérapage verbal : « La cabane (NDLR : du cochon), va brûler avec de l’essence. Mais pas vu, pas pris. Ils font chier ces Français de merde », peut-on également distinguer.

De part et d’autre, de nombreuses plaintes ont été déposées mais aucune suite n’a jamais été donnée jusqu’à présent. Aussi la famille G., envisage de déménager. « On ne peut pas continuer à vivre dans la haine et la violence ».

Source : Le Dauphiné

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